Notre position sur le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR)

Ouverte sur le monde et la société, l’Université de Franche-Comté doit s’engager pour la réussite de ses étudiants et s’attacher à relever les défis d’un monde en perpétuelle évolution, conformément à sa mission de service public de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

C’est dans ce cadre qu’elle se conçoit comme une structure dynamique, attentive au rayonnement de son enseignement et de sa recherche par la promotion de l’engagement, de la créativité et de l’innovation. Si l’on ne peut nier la nécessité de renforcer la recherche, nous affirmons notre attachement à des principes essentiels remis en cause par les propositions évoquées dans les rapports préalables au projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche. Nous nous engageons en faveur :

  • de la défense du statut des enseignants-chercheurs (opposition à la suppression de la clause d’accord pour la modulation de service, à la suppression de la référence aux 192 heures équivalent TD et à l’incertitude sur la rémunération des heures complémentaires) ;
  • du refus de l’accroissement de la précarisation des personnels (contre la création de nouveaux contrats de travail d’exception aux dispositions statutaires) ;
  • de la défense de l’appréciation nationale des différents aspects de la carrière des enseignants-chercheurs (contre la suppression de la procédure de qualification et les menaces qui pèsent sur l’avenir du CNU).

L’ambition et la compétitivité de nos structures ne peuvent en effet se réaliser au détriment de la communauté universitaire, et l’Université de Franche-Comté ne saurait relever le défi de la réussite qu’en apportant un soutien sans faille aux étudiants, aux enseignants-chercheurs, aux chercheurs et aux personnels Biatss qui la font vivre et s’investissent au quotidien pour rendre possible et inventive la construction et la diffusion des savoirs.

C’est dans le dialogue avec l’ensemble des acteurs de l’université qu’il convient de penser l’évolution de nos systèmes d’enseignement et de recherche, lorsqu’elle paraît nécessaire, afin que soit considérée la réalité des situations et des pratiques et que soient trouvés des leviers d’action capables de tenir compte à la fois des enjeux du monde actuel, de la connaissance du terrain et des aspects sociaux et humains qui sont en jeu derrière les décisions que nous prenons.