L’université actrice de développement et relations avec le monde socio-économique

Les relations de l’Université avec le monde socio-économique qui l’environne et dont elle est également un acteur majeur doivent être redessinées, pour permettre d’en englober l’ensemble de ses composantes et d’accompagner les mutations sociétales, environnementales et économiques. Ainsi, un pilotage transverse de ces actions au sein de l’Université doit aujourd’hui être considéré, entre formation, recherche, transfert et valorisation et communication.

Toute Université est ancrée sur un territoire, en lien avec celui-ci et au service de celui-ci. Quand on parle de l’Université de Franche-Comté, cet état de fait relève d’un enjeu particulier. En effet, il s’agit bien entendu et en premier lieu d’accompagner les étudiant·e·s de notre territoire, quel que soit leur milieu social et culturel,  dans leurs apprentissages théoriques et pratiques. Plus largement, il s’agit également de pouvoir accompagner les citoyen·ne·s de notre territoire, soucieux·ses d’augmenter ou d’élargir leur spectre de compétences et connaissances. Tout ceci s’appuie sur des ressources pédagogiques et de recherche qu’il convient non seulement de préserver, mais aussi de développer. Dans ce paysage, le monde socio-économique régional est un partenaire indispensable qui vient alimenter l’Université en besoins, sujets et problématiques nouvelles et que l’Université vient irriguer au travers de ses formations, de ses laboratoires de recherche, de ses plates-formes.

Au-delà de son strict territoire régional, l’Université se doit aussi de rayonner plus largement, grâce à l’originalité et/ou à l’excellence de ses formations et de sa recherche, à l’échelle nationale ainsi qu’à l’échelle européenne et internationale. Elle doit être en capacité d’envoyer des « ambassadeur·trice·s» bien au-delà de son territoire, et aussi de se mettre en capacité d’attractivité, en sachant mettre en avant ses atouts.

Constats

Si le fonctionnement actuel de l’Université traite de l’ensemble de ces différents sujets, cela reste trop souvent mené de manière parallèle, avec trop peu de concertation entre services et surtout sans réelle fertilisation croisée.

Il est proposé

  • De mettre en place au sein de l’Université de Franche-Comté une approche transverse de l’ensemble de ces sujets, avec un pilotage dédié. Ainsi, un lien explicite doit être envisagé entre formation initiale, formation continue, formation tout au long de la vie, stages et insertion professionnelle, recherche, valorisation, transfert, et communication.
  • D’ouvrir davantage l’Université sur le monde socio-économique, par la participation ou l’organisation de journées et séminaires à destination du grand public, mais aussi par l’accueil de personnalité·e·s pour l’organisation de séminaires internes transdisciplinaires sur de grands sujets de société. Cela permettra de rénover l’image de l’Université et du monde universitaire auprès de nos concitoyen·ne·s.
  • De mutualiser les informations disponibles concernant nos partenaires socio-économiques entre laboratoires de recherche, départements de formation, services de communication, services de valorisation et SeFoC’Al pour gagner en efficacité. Cela doit permettre d’augmenter l’offre de stages et de mobilité à destination de nos étudiant·e·s, de mieux saisir les opportunités de nouveaux développements scientifiques aux interfaces disciplinaires entre nos laboratoires de recherche, de mieux accompagner la création de valeur sur nos territoires.
  • D’augmenter notre ancrage territorial en proposant des parcours personnalisés aux étudiant·e·s et personnels désireux de s’engager dans un processus de création ou reprise d’entreprise.
  • De prioriser dans nos relations avec le monde socio-économique les enjeux que représentent aujourd’hui la gestion des ressources naturelles, l’énergie et son utilisation rationnelle, le transport, l’information et la communication, la santé et le bien-être.
  • D’équilibrer nos relations avec le monde économique en intensifiant nos contacts avec les pôles de compétitivité, la SATT et plus généralement les entrepreneurs et industriels. Ainsi, dans le strict respect de l’éthique, de l’indépendance et de la déontologie universitaire, un soutien du monde économique vers l’Université sera envisagé, que cela soit par des chaires entreprise ou industrie, par des chaires pédagogiques soutenues par des entreprises qui souhaiteraient contribuer à la formation de leurs futurs cadres et cadres intermédiaires dans un contexte de mutation technologique, par des parrainages de promotions ou de formations, ou plus généralement par un accueil de professionnels motivés au sein de nos équipes pédagogiques.
  • De faciliter et fluidifier la mise en place de projets partenariaux, dans le contexte de nos laboratoires de recherche. D’une part, il est en effet devenu indispensable de simplifier et d’alléger le travail administratif pour les équipes de recherche et les services support ; d’autre part, il est également indispensable de pouvoir disposer des ressources humaines en nombre suffisant pour répondre à ces nouvelles évolutions.
  • De mieux valoriser notre gigantesque réseau d’anciens étudiant·e·s, à l’heure où nous allons fêter les 600 ans d’existence de notre Université.  Ce sont assurément nos meilleur·e·s ambassadeur·trice·s, aux côtés des personnels, de la qualité, de la diversité, de l’adaptabilité à travers le temps de nos formations et de notre recherche. Ils doivent être autant de relais vers le monde socio-économique, de l’échelle territoriale à l’échelle internationale.